RIBOZINE 08 : La musique

Un jour, et ce à l’aide d’un vulgaire os, l’homme intelligent remarqua que taper sur le crâne de ses petits camarades émettait un son. Son qui, de surcroît, se plaisait à varier suivant l’ouverture buccale de l’individu maltraité. L’homme venait donc d’inventer la musique.
Certes, celle-ci n’effraya tout d’abord pas Mozart ou Beethoven puisque d’une part ils n’étaient pas encore nés aux temps des cavernes (et c’est bien à cette époque que se situent ces lignes) et que, d’autre part, le second était sourd !

Cependant, ce début de symphonie ossuaire eut très vite fait de se faire remarquer par-delà les cimes des arbres, les pics de collines, les frontières du réel ou que sais-je encore. Et c’est ainsi que, du fait d’un très grand engouement populaire semblable à un samedi après-midi en grande surface, la musique naquit réellement.

Fière de ses 2.245.687.168.547.975 combinaisons possibles -on les a comptées une fois avec un copain musicien-, elle s’installa un peu partout dans le monde. Et le monde, c’est vaste. Mais justement, ça nous fait encore plus de raisons d’en parler, de cette musique. Alors c’est ce qu’on va faire. C’est ce qu’on a fait. Et ce que l’on a fait, vous l’avez dans les mains. Pourquoi l’a-t-on fait, me demanderont les plus curieux d’entre vous. A vrai dire, aucune idée.Personne n’a encore cherché.

Mais une chose est sûre : c’est que la musique a élu domicile en chacun de nous, apaisant nos moeurs, feintant les religions, esquivant les intellectuels, fourvoyant les croyances les plus profondes de cette crétinerie dûe à tous et allant même jusqu’à berner Stéphane Bern. C’est vous dire.

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